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REGISTRES DU BUREAU
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[i 563]
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aict aucune sédition, et ou cas qu'elle advint, que Dieu ne veille, que lesd, cappitaines se saisissent du premier noctif pour estre pugny à la rigeur de la justice. Sy n'y faictes faulte.
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«Faict au Bureau de lad. Ville, le mercredy neuf016 jour de Juing, l'an mil cinq cens soixante et troys. «
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CCCLI. — [Certifficatz de Jean Ferey, sr de Durescu,
TOUCHANT LE PASSAGE DES BLEDZ CHARGEZ EN BASTEAU POUR L'ARMEE DU Roy.]
9 juin i563. (Z 6826, fol. 88 r°.)
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"Je, Jehan Ferey, seigneur de Durescu, conseiller du Roy, secretaire de ses finances et commissaire general des vivres de ses armées, certiffie que les trente cinq muys, dix septiers, une mine bled froment que monseigneur le Connestable a fourny et faict livrer en ceste ville de Paris, en l'un de ses hostelz, pour le secours de l'armée du Roy, a esté mis au basteau de Thomas Meriel, voicturier par eaue, demourant à Rouen, avec vingt muis et huict fillettes de vin", provenant de partye du reste du fournissement que estoient tenuz faire .les habitans d'Aucerre sur leur cotisation de cinq cens muys, avec quatorze quaissons, garnys de chartz, rouages ct equippages d'iceulx, pour servir à porter le pain de munition aud. camp et armée, dont j'ay faict charger m° Martin Mestivier, l'uii des commys aux vivres, et polir ce prie à tous gardes de pontz, pors, péages et passages de ne faire ne donner aud. Meriel, ou autres aians charge desd, bledz, aucun destourbier ny empeschement, ains les laissez passer librement et franchement, selon la volumpté et intention du Roy.
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"Faict à Paris, le neufiesme jour de Juing mil
V° LXIII."
"Je Jehan Ferey, seigneur de Durescu, conseiller du Roy, secretaire de ses finances et commissaire general des vivres de ses armées, certiffye que les vingt cinq muys de bled mestail, chargez au basteau de Nicolas Piquerat, voicturier par eaue, demeurant à Nogent sur Seine, sont venuz dc l'eslection de Troyes pour servir à la nourriture de l'armée estant de present et qui sera cy après aux environs du Havre de Grace et dont a la charge, le sire Guillaume de Meures, habitant dud. Troyes, et pour ce prie à tous gardes de portz, pontz, péages et passages de ne faire ne donner aud. Piquerat, ou autres aians charge desd, bledz, aucun destourbier ny empeschement, ains les laisser passer librement et franchement, selon la volunté et intention du Roy.
"Faict à Paris, le neufiesme jour de Juing mil
Ve LXIII, n
"Signé : Fey rey. "
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CCCLII. — Les cappitaines Tancrè et Garnier prisonniers.
ia juin 1563. (Fol. 196 r°.)
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Le samedy, douze"18 Juing, sont comparuz au Bureau de la ville de Paris Vaspazien Macerre, cappitaine du quartier de Jehan Bellier, et Aquelin Foucault, cappitaine du quartier Mathurin de Beausse, lesquelz ont prins en leur garde le cappitaine Tancrè el le cappitaine Garnier et ont promis representer lesd, cappitaines par devant nous toutes'les fois que requis en seront, et de ce ont faictTes soubmissions en tel cas acoustuniées.
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Est aussy comparu Anthoine Boisseau, lieutenant dud. cappitaine Garnier, in" du jeu de paulme, demourant en la place Maubert, lequel a fait les soubmissions comme dessus.
Lesd, cappitaines Tancrè et Garnier ont demandé acte de leurs remonstrances, qui est telle qu'il ne sera trouvé qu'ilz ayent aucunement offence, ne qu'ilz soient coupables de la mort de feu Couppé'1', qu'il n'y anulleinformation contre eulx, ne charge par laquelle
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O La fin tragique du capitaine Couppé, qui excita une vive émotion, est longuement racontée par la Reine-Mère dans une lettre adressée à Ia duchesse de Savoie. Charles IX et sa mère étaient venus, la Veille de la Fête-Dieu, coucher à Paris chez le prince de Condé et, après avoir assisté à la procession de la Fête-Dieu et ensuite dîne, se disposaient à rentrer à Vincennes : la princesse de Condé, précédant le cortège royal, était sortie de la ville .dans son coche, accompagnée du capitaine Couppé, lorsqu'une troupe de 5oo Parisiens armés qui attendaient le passage du Roi se jeta sur ce capitaine, contre lequel on nourrissait «quelque ynymitié particuliere», et le massacra sous les yeux même de la princesse de Condé qui eut grand'peine à se sauver. Cette scène sanglante venait à peine de se produire que le Roi et son entourage arrivaient; "come nous sortimes, rapporte Catherine de Médicis, nous trovamme come y venet
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